Utrilla & Maëllys

L’âge n’a pas l’apanage de la détermination et de la volonté : Maëllys, 14 ans, fait partie de nos ambassadeurs pour contribuer à faire évoluer les stéréotypes sur les trotteurs … Et elle y donne tout son coeur ! Découverte, ainsi que de sa partenaire Trottinette, Utrilla.


Utrilla et moi en résumé 
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Utrilla est une jument de 9 ans née le 18 mai 2008. C’est une petite trotteuse bai brûlée qui toise environ 1m65. Elle est têtue, avec un bon petit caractère de cochon mais elle est très câline et proche de l’homme.
Quant à moi, je m’appelle Maëllys, j’ai 14 ans. J’ai le Galop 4, bientôt 5. Je possède deux coachs pour l’équitation, un dans mon centre équestre qui me fait les cours et me prépare à mes concours, et une coach avec Utrilla qui nous voit une fois par mois pour voir comment nous avons évolué.

La rencontre 

La première fois que j’ai vu Utrilla elle avait 4 ans et moi 9 ans, c’était donc en 2012. En la voyant, j’ai craqué devant sa petite bouille de bébé. En 2014 elle a hérité d’un petit poulain. Quand le poulain fut sevré, ce fut le déclic : la voir dans un pré sans travailler avec l’air malheureux, j’ai décidé de faire un essai. L’essai se réalisa en balade, au pas et au trot, derrière la propriétaire. À peine descendue de la jument j’ai dit à la propriétaire que je la prenais en demi-pension. Ce jour c’était le 8 Octobre 2016.

Le début du travail

Comme Utrilla n’avait jamais travaillé, j’ai commencé par lui faire passer une barre au DSC07820sol qu’elle me refusa, j’ai donc mis pied à terre je lui ai d’abord fait travailler les barres à pied. Le fait que je ne sois pas H24 sur son dos a enrichi notre complicité…
Utrilla a commencé à sauter petit a petit, même si c’était au trot j’étais très heureuse. Un jour je suis sortie en balade et j’ai voulu galoper dans un champ (j’y étais déjà allée avec la propriétaire, l’agriculteur lui laisse une partie du champ).
Là, je vois qu’Utrilla ne sait pas galoper : mon deuxième objectif a donc été de lui apprendre à galoper. On a commencé dans de grands champs pour qu’elle ait la place, puis dans la carrière.
Le dressage est la discipline la plus dure à travailler avec Utrilla. Mais petit à petit, après plusieurs séances de travail à pied, elle s’applique le mieux qu’elle peut et ça je pense que c’est le coup de coeur de tous les cavaliers de voir un cheval s’appliquer le mieux qu’il peut alors qu’il n’apprécie pas forcément la discipline.

Déjà une évolution ?

_20170809_112652Comme tous cavaliers demi-pensionnaire (ou propriétaires 😉 ) de trotteurs qui se respectent, j’ai eu des personnes me disant que je  n’arriverai à rien, car c’est une trotteuse et que ce sont des chevaux faits pour les courses et rien d’autre. Je remercie ces personnes de m’avoir tenu ses propos, car ça m’a donné plus de courage pour pouvoir prouver qu’ils avaient tord.
Oui Utrilla ne me passait même pas une barre au sol ; maintenant, elle me saute des barres à 1 mètre. Oui elle ne galopait pas ; maintenant elle y prend du plaisir. Oui elle n’arrivait pas à se balader seule car de nature très stressée ; maintenant nous faisons pleins de balades à pied. Oui elle n’avait aucune base en dressage ; maintenant elle se met en place, fait des cessions
Alors stop aux préjugés sur nos petits protégés qui eux n’ont rien demandé ! En plus ce qui est dommage c’est que tout ces préjugés détruisent la race, et beaucoup de cavaliers ne veulent pas de trotteurs à cause de cela, et sans chercher à les connaître.

Et pour le futur alors ?

Pour le futur nous allons essayer de nous mettre aux concours de saut, mais pour DSC07906l’instant, ce n’est pas encore d’actualité. Nous allons continuer les balades à pied, et travailler en saut, sur le plat et en dressage…
Et nous allons faire connaître Je trotte donc je suis car comme nous trottons nous sommes ambassadrices !

Belle route à ces deux filles que nous avons hâte de voir évoluer ! Maëllys n’est pas sur Facebook, mais pour suivre ses progrès et ses aventures avec Utrilla, rendez-vous sur Instagram : @reve.de.trotteur !