« Dos, le dos, qui a bon dos » – partie 2

Le premier article de cette série établissait des rappels anatomiques et locomoteurs sur le dos.

A lire en cliquant ICI.

Pour résumer en quelques mots, il existe 2 grandes chaînes musculaires principales chez le cheval, qui fonctionnent ensemble : la chaîne dorsale (formée par les extenseurs), qui est sollicitée lors du mouvement en avant, notamment le galop et le saut, et la chaîne ventrale (formée par les fléchisseurs), qui joue un rôle fondamental dans le maintien du dos et les mouvements rassemblés, notamment lors de l’engagement des postérieurs. Lorsque ces 2 chaînes de muscles se combinent, on aboutit à l’équilibre : et c’est ce que tout cavalier recherche… d’autant plus chez les trotteurs qui semblent tant en manquer montés (enfin qui ont en réalité un équilibre différent de celui recherché en équitation classique).

Et si le dos est une préoccupation permanente voire quasi-obsessionnelle du cavalier, il ne faut pas oublier que les muscles de la chaîne ventrale sont tout aussi essentiels.


Mais concrètement, comment on les tonifie ?

Pas de révolution dans vos manèges ici, juste du bon sens et un rappel d’exercices simples à la portée de beaucoup d’entre nous… et à la portée de chevaux encore assez verts dans le travail.

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Transition trot-pas sur un cercle avec une légère incurvation à gauche pour aider le cheval à s’équilibrer

Dans la carrière…

  • Toutes les transitions : effectuer des transitions va aider à tonifier le dos de votre cheval, notamment la partie, souvent longue et figée chez le trotteur, qui se trouve juste derrière la selle (charnière lombosacrée). Une seule exigence : lors des transitions descendantes, il faut garder de l’activité par des jambes présentes pour que votre cheval engage ses postérieurs et non qu’il s’avachisse sur les épaules et s’éteigne. Pour cela, effectuez des transitions sur un cercle avec le bout du nez à l’intérieur va aider  le cheval à se redresser à passer la transition de façon  plus équilibrée. A l’inverse, lors des transitions montantes, soutenez un peu vos mains pour avoir la sensation que le cheval se tienne, et parte « vers le haut » et pas seulement « vers l’avant ».
  • L’incurvation : encore et toujours… Pourquoi l’incurvation fait-elle travailler le dos
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    Cheval qui part vers l’avant et vers le haut.

    ? Parce qu’en plus de travailler la souplesse et la flexibilité du rachis, elle favorise l’engagement des postérieurs, qui renforce le travail de la chaine ventrale. Retrouvez l’article sur l’incurvation ICI.

  • Le trot bas et rond : il s’agit d’un exercice pour chevaux un peu plus avancés dans le travail, puisque cela implique qu’ils soient dans un bon équilibre et surtout cadencés, ce qui permet d’évoluer de façon sereine dans une cadence régulière, avec un cheval qui cède sur la main et qui vient chercher le contact même sur des rênes longues. Mais c’est un excellent exercice pour détendre le dos et le faire travailler, et qui rappelle la position naturelle du cheval qui broute (donc on peut conclure que si Trottinette broute, elle se muscle le dos ?). La ligne du dessus se développe musculairement sans tension : le cheval porte de plus en plus facilement son cavalier, il se relâche et gagne en mobilité et en engagement des postérieurs. Seul bémol, pour les trotteurs tout juste réformés, c’est le travail à la longe qui va tout d’abord aider à obtenir cela, car monté, l’exerice est plus exigent et compliqué qu’il n’y parait. Attention : être bas et rond implique d’être en avant afin que le dos soit mobile et que les postérieurs puissent s’engager. Sinon, il n’y a aucun bénéfice.

Et dehors ?

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Incurvation, quand tu nous tiens…

Pour s’aérer les neurones et ceux de nos chevaux, le travail en extérieur peut aussi nous aider à atteindre nos objectifs de musculature. Ainsi, le travail en montée favorise la musculature de la chaîne ventrale, et par conséquent celle du dos.

Evidemment, des exercices plus complexes en dressage, comme l’épaule en dedans, favorisent également la musculature de la ligne du dessus. Mais il n’en est ici pas encore question puisque nous nous mettons dans l’optique d’un cheval en début de travail, ou d’un cheval dont on reprend les bases.

Mais le dos se travaille aussi à l’obstacle ! Le prochain article vous proposera une séance d’obstacles conçue de A à Z avec détente sur barres au sol puis travail sur les barres, toujours dans l’objectif de muscler le dos de votre Trottinette !

Affaire à suivre…

Trotteusement,


 

Une réflexion sur “« Dos, le dos, qui a bon dos » – partie 2

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