Azur d’Argent & Emilie

Il est de belles histoires parce qu’elles sont sportives et qu’elles font rêver. Mais il est surtout de belles histoires parce qu’elles lient de façon très forte un cavalier à son cheval. C’est ce qui s’est passé pour Emilie, avec Azur, Trotteur français de son état. Découverte de cette ambassadrice JTDJS, qui s’illustre dorénavant en CSO… et en dressage, une fois n’est pas coutume ! 


Parce que chaque histoire a son « il était une fois »…

21361095_1525067040919405_1821429585_nJ’ai rencontré Azur il y a maintenant 2 ans. J’avais toujours monté en club et je recherchais alors un cheval à confier, pour pouvoir établir une relation plus exclusive avec un cheval, mon cheval. J’ai vu son annonce, j’ai contacté sa propriétaire et je suis allée l’essayer. Il avait 5 ans. Il avait été entrainé pour le trot attelé, puis trot monté, mais n’avait jamais été qualifié. Il avait donc été réformé, et travaillé un peu en équitation classique par sa cavalière. Il restait cependant très vert dans le travail. Je l’avais essayé dans un champ, un peu en pente. Au pas surtout, un peu au trot. Pas du tout de galop. Mais ça avait été le coup de coeur. Il n’était pas musclé, avait un gros ventre. Tout était à faire. Je me lançais dans un projet qui était sûrement à l’époque un peu trop ambitieux pour mon niveau. Même si je ne le savais pas encore. Je l’ai donc emmené avec moi, j’avais la possibilité de le loger aux écuries de l’école où je passais le BTS.


Commencer par le commencement

Nous commencions donc le travail. Doucement. Les premières séances étaient très cool, 21362903_1525067014252741_1376206921_nje ne l’entreprenais pas trop. Puis, quand les mouvements simples sont rentrés, j’ai commencé à lui demandé des choses plus complexes. La crise d’ado a commencé à ce moment. Les séances catastrophiques se sont enchainées, les chutes aussi, les tours et les tours de carrières. Plus possible d’aller en ballade. Impossible de passer les combinaisons en obstacle. Tout le monde me disait d’abandonner, de le rendre, que je n’arriverai jamais à rien et que de toutes facons ce trotteur ne savait rien faire et ne vallait rien. Qu’il n’était pas pour moi.

21361169_1525067050919404_462891507_nMais les choses se sont cependant calmées. En janvier 2016, nous voilà sur notre premier concours de dressage, en club 3. Nous déroulons une reprise correcte. Deux semaines plus tard, nous participons au spectacle équestre des BTS : je fais un carrousel, et un autre numéro durant lequel je joue du violon sur son dos. Malgré les 150 personnes dans le manège, la musique, les lumières, il est sage comme une image. Deux semaines plus tard encore, nous faisons notre premier parcours de CSO, en club 3. Tout au trot. Premier parcours que nous finissons en 16 points, mais avec beaucoup de fierté !


Quand la vie fait prendre du recul

Et puis est venu le mois de février. J’ai eu un grave problème de santé qui m’a plongé 70678772_2457182171164376_1455139167607455744_ndans le coma pendant 2 mois. Azur a donc été au pré, pendant presque 5 mois. Quand je suis sortie de l’hopital, il a été ma source de motivation. Je ne pensais qu’à une chose, me remuscler pour aller le voir et le remonter le plus vite possible. Et c’est ce qu’il s’est passé. Je suis donc retournée le voir en juin. Il n’a jamais été aussi calme que quand je suis revenue. Je pense qu’il sentait que je n’étais pas au top. La première fois que je suis remontée, j’avais l’impression de monter un cheval pour débutant. Ce qui n’était pourtant pas le cas ! A partir de ce moment là, toutes nos séances ont été un pur régal.

J’ai encore des problèmes de santé et Azur reste mon meilleur traitement. Il sent quand je ne vais pas très bien, quand il doit être plus calme que d’habitude. Il sent quand j’ai besoin de son souffle près de moi pendant de longues minutes. Nous nous comprenons. Il m’accompagne dans tous les moments difficiles, mais aussi dans de magnifiques et inoubliables moments !


Carrés et carrières

21325964_1525067090919400_597902896_nAprès sa grande pause, nous avons repris les concours, en Club 3, puis Club 2, puis 1 et quelques Club Elite et Prépa 1m. Avec très régulièrement des classements. En dressage également nous sortions en concours, en Club 3, avec une fois une Club 2, mais le travail au galop est encore trop compliqué à ce niveau. Nous avons été en 2017 aux championnats de France à Lamotte, en dressage Club 3 et CSO Club 2 (pour ses premiers championnats je ne voulais pas lui mettre trop de pression avec la Club 1).

Cette évolution a été une belle revanche pour toutes les personnes qui nous ont dit de 21361027_1525067024252740_1145528047_ntout abandonner, et que nous n’y arriverions jamais. Personne ne voulait monter Azur les premiers mois où je l’ai eu, maintenant tout le monde l’adore, tant en dressage que sur les barres. Il a un coup de saut exceptionnel. Sur le plat il a une bouche fine, il répond très bien à la jambe, et cherche toujours à bien faire. Je l’ai donc eu à confier d’août 2015 à mai 2017. Et puis j’ai réalisé que jamais je ne pourrai le relaisser partir. Ma mère me l’a donc offert, le 20 mai 2017, jour de l’anniversaire d’Azur. On ne risque pas d’oublier cette date !

61568374_2762938560443851_2809176428564709376_nEnsuite, nous avons continué d’évoluer sur les épreuves de CSO, en passant en catégorie Amateur. En juin 2018 nous avons eu l’occasion de participer à une expérience inoubliable : les Championnats de France en CSO, avec une équipe 100 % Trotteurs ! C’était génial. En plus des rencontres humaines, des amitiés qui se sont liées, j’ai vu à quel point mon Azur avait du cœur. Il a réalisé deux magnifiques parcours. Depuis, nous sortons en épreuves Amateur, en 1m05 pour l’instant (nous avons fait quelques 110 mais j’ai encore besoin de prendre confiance en moi pour aller plus haut).


Et pour après ?

70249880_716018092204391_8719670568871264256_nMaintenant je voudrais continuer le CSO avec Azur, et évoluer sur les épreuves. Je pense qu’il a les capacités pour sauter 115 en concours, donc pourquoi pas garder ça en tête, même si je veux prendre mon temps.

Et en dressage, continuer à me faire plaisir sur des petites épreuves.

Pourquoi pas essayer le complet ou l’endurance aussi. Je pense qu’on pourrait 70075472_398525637470958_6545226693894733824_ns’amuser !

Mais avant tout se faire plaisir, même chaque jour. Et profiter de lui, même sans faire de concours. Parce que il est mon plus beau cadeau en fait, ma plus belle rencontre. Il m’apporte tellement chaque jour, je lui en suis vraiment reconnaissante.


Une rencontre qui laisse songeur et qui remet à leur place les petits soucis des séances équestres imparfaites que nous pouvons tous connaître… Mais JTDJS est fier de compter Emilie et Azur parmi ses membres, et pour suivre leur évolution, rendez-vous sur la page Facebook !

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